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La peinture des Pays-Bas méridionaux du XVIIe
siècle est brillamment représentée. Le musée
possède ainsi quelques uvres d'exception de Jan Brueghel
l'Ancien, le fils de Pierre Bruegel l'Ancien. Sa
Nature morte avec guirlande de fleurs et coupe est un authentique
joyau. Les pièces maîtresses sont toutefois les tableaux
de Rubens dont il faut mentionner tant les grandes peintures d'autel,
regroupées dans la vaste salle Rubens (dont Le
martyre de saint Liévin), que les uvres de plus
petit format. Parmi celles-ci, les douze esquisses inspirées
des « Métamorphoses » d'Ovide et destinées
à la décoration du pavillon de chasse « Torre
de la Parada » près de Madrid, sont de véritables
chefs-d'uvre. Elles permettent d'apprécier pleinement
la virtuosité de l'artiste.
L'art d'Antoine van Dyck est représenté
par quelques portraits datant des périodes italienne et anversoise.
Ils sont certes peu nombreux, mais de très grande qualité,
comme ce Portrait
du sculpteur François Duquesnoy. Retenons également
la splendide salle Jordaens (L'allégorie
de la fécondité) et un remarquable ensemble de
tableaux de David Teniers le Jeune (L'archiduc
Léopold-Guillaume dans sa galerie de peinture italienne).
Le connaisseur pourra en outre se laisser séduire par de
petits tableaux moins connus de maîtres tels que Adriaen Brouwer
(Buveurs
attablés) ou par les compositions équilibrées
des peintres de l'école liégeoise, comme Bertholet
Flémal.
Le musée possède en outre une collection
de peintures hollandaises du XVIIe siècle, exceptionnelle
tant du point de vue de la quantité que de la qualité.
Tous les genres que connut le Siècle d'Or sont représentés
par les plus grands peintres : la scène biblique l'est par
Abraham Bloemaert, le portrait par Rembrandt (Portrait
de Nicolaas van Bambeeck) et par Frans Hals, la scène
de genre par Adriaen van Ostade, Gabriel Metsu et Jan Steen (Les
rhétoriciens), le paysage par Jacob Isaacsz. van Ruisdael
et Nicolaas Berchem, le tableau d'architecture par Gerrit Berckheyde,
la marine par Jan van Goyen et Ludolf Bakhuizen, la nature morte
par Jan Davidsz. de Heem (Nature
morte aux fruits et homard).
De l'école italienne, on retiendra pour le
XVIIe siècle, le chef-d'uvre de Guercino (Giuseppe
Gaetano Righetti (?) présenté à la Vierge par
quatre saints) et de l'école française, ceux de
Claude Lorrain et Philippe de Champaigne (La
présentation au temple).
Pour le XVIIIe siècle, citons les peintures
charmantes de Francesco Guardi et Hubert Robert. Le célèbre
tableau de Jacques-Louis David, Marat
assassiné, tout comme d'autres oeuvres réalisées
à la fin du XVIIIe siècle, fait partie des collections
du Musée d'Art moderne.
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