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La peinture des Pays-Bas du XVIe siècle est
aussi riche que variée. Plusieurs tendances s'affirment et
de nouveaux genres apparaissent. Les collections exceptionnelles
du musée rendent compte de ces différents courants,
tout comme de l'originalité des artistes qui les forment.
Le parcours s'ouvre avec les écoles brugeoise
et anversoise du début du siècle, représentées
par des uvres clés de Gerard David, Quinten Metsys
et Joos van Cleve. Viennent ensuite les maniéristes anversois,
puis les romanistes, Jan Gossaert - qui fut le premier artiste à
peindre des nus mythologiques aux Pays-Bas, comme en témoigne
Vénus
et l'Amour - et Bernard van Orley, dont le
Triptyque de la vertu de Patience, réalisé pour
la régente Marguerite d'Autriche, est l'un de ses chefs-d'uvre.
Le début du paysage indépendant est marqué
par des réalisations de Joachim Patenier et Herri met de
Bles. Jan van Hemessen, Pieter Aertsen, Joachim Beuckelaer et son
frère présumé Huybrecht Beuckeleer illustrent
l'essor de la peinture de « genre ».
La section comprend également un important
ensemble de tableaux de Pierre Bruegel l'Ancien, parmi lesquels
le célèbre Dénombrement
de Bethléem. D'autres créations du maître
sont encore représentées par des copies de son fils,
Pierre le Jeune, dont l'imposantCombat
de Carnaval et Carême,acquis en 1999. Parmi les peintures
italiennes du XVIe siècle, le musée conserve quelques
beaux Tintoret, tandis que Lucas Cranach l'Ancien et Conrad Faber
évoquent les caractéristiques de l'école allemande.
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