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Ce musée, qui a conservé son atmosphère d'antan, est consacré à Antoine-Joseph Wiertz (1806-1865), figure artistique quelque peu controversée du mouvement romantique belge. Wiertz aima le spectaculaire, peignant des toiles gigantesques où il épancha son besoin de démesure (Les Grecs et les Troyens se disputant le corps de Patrocle) mais aussi des sujets dramatiques, scènes d'effroi qui constituent un implacable plaidoyer humanitaire (L'inhumation précipitée). Wiertz est aussi l'auteur de nombreuses petites études rapidement brossées et de tableaux d'exécution raffinée. Des portraits, mais surtout ses autoportraits, accrochent le regard. Sculpteur d'une vigueur certaine, dessinateur d'une sensibilité affirmée, Wiertz est aussi un homme de lettres à l'abondante production. L'édification de cet atelier-musée, au quartier Léopold à Bruxelles, résulte de conventions passées, dès 1850, entre Wiertz et le Gouvernement de la Belgique. Au cours de l'année qui suivit le décès de l'artiste, son legs, comprenant l'ensemble des oeuvres contenues dans son atelier, est délivré à l'Etat belge. Depuis 1868, le Musée Wiertz est rattaché aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique. |
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